Editos

Le blog de Pierre Auguste

Palabres sous l'arbre de la connaissance 11-Les Arts

 

Nous vivons sous l’emprise des systèmes. C’est un excellent système. Nous y trouvons la source de tous nos malheurs car la crise systémique est à la fois la rage, la peste et le choléra de la société d’aujourd’hui. C’est reposant pour le sens de la responsabilité.

Autrefois le système était modeste et se contentait de systématiser les pensées. Avec le progrès tout est devenu système.

Les philosophes n’avaient pas attendu les technologues pour nous « ensystémer ». Chacun y va de son petit « systus » pour nous apprendre à vivre.

En tête de son« Système Des Beaux Arts » Alain (1868-1951) affirme que chaque œuvre parle pour elle-même par l’émotion qu’elle produit. Tout semble là être dit et bien dit. Cela n’empêche pas l’auteur d’en écrire deux-cent-cinquante-deux pages et, si l’on ajoute ses « Vingt Leçons Sur Les Beaux Arts », ses « Entretiens Chez le Sculpteur » et sa « Visite au Musicien » cela fait cinq-cents pages à parler de choses qui parlent d’elles-mêmes.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 10-Sur les chemins de la complexité

 

La technologie naquit le jour où un primate se saisit d’une branche morte pour atteindre un fruit hors de portée. Cependant qu’un sien cousin cassa quelque noix avec un caillou.

La rencontre de ces deux familles et de ces deux techniques engagea l’humanité sur les chemins des complications sociales et de la complexité technologique.

Nous laisserons aux politiciens le soin de démêler et emmêler les complications sociales. Nous, héritiers d’homo faber, savons que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Nous assumerons notre « bornitude » en réfrénant toute tentation de divagation sur les sentiers, rebattus et bourbeux, de la politique. Nous nous bornerons donc ici à la complexité technologique et systémique.

Après les avoir améliorés en les appointant, et après les avoir essayés à de nombreux autres usages, les deux compères s’avisèrent de rabouter leurs outils pour améliorer les performances de leurs chasses et mieux trucider leurs concurrents.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 9-Système Thermodynamique de la Planète Terre

 

Jamais je ne donne de conseils afin de laisser à chacun le choix de ses actes et l’exercice de ses responsabilités. Mais je me plais à donner des avis. Surtout quand on ne me les demande pas. Chacun en fait ce qu’il veut.

En écoutant les discours teintés d’écologie, il me vient souvent à l’esprit que la complexité de la machinerie thermodynamique de la terre appelle à la circonspection, au travail et à l’humilité. Il faut être savant avant de prétendre y changer quelque chose.

Voici ce que je crois en avoir perçu.

Comme bien d’autres corps astraux notre planète est née par accrétion autour d’un noyau dont on ne connaît ni la masse initiale, ni la composition, ni l’état, ni l’énergie cinétique, ni l’énergie interne. Des collisions successives avec d’autres éléments de tailles et de natures diverses, astéroïdes, comètes, déchets épars, ont nourri l’astre en cours de développement ou lui ont arraché des fragments. Gigantesques ou petits, des chocs plus ou moins cataclysmiques ont changé la masse, le niveau d’énergie cinétique, électrique, le magnétisme, les pressions, les contraintes mécaniques ou tectoniques, le volcanisme, la radioactivité…

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 8-Entre Matière et Énergie

 

Quand on se mêle de palabrer sur les savoirs, on finit toujours par être confronté au problème insoluble de l’énumération et de la classification des sciences.

Notre titre est une ruse pour échapper à cette fatalité.

Einstein nous a appris que la masse de la matière et l’énergie sont équivalentes. Et chacun sait désormais qu’entre ces deux entités tout bouge, même ce qui paraît immobile. C’est souvent visible à l’œil nu. Cela se confirme jusqu’au-delà des télescopes et en deçà des microscopes.

Il a fallu des générations de mathématiciens et de physiciens de toutes sortes pour comprendre que tout bouge, mais selon les lois de la cinématique, et interagit mais selon les lois fondamentales de la dynamique et de quelques autres lois intérimaires qui donnent matière à employer des monceaux toujours renouvelés de cette matière grise qui ne rechigne pas devant le travail.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 7-L'Instruction civique

 

L’instruction civique est une discipline à éclipses. Elle va et vient dans le firmament scolaire. À chacun de ses retours, nous en faisons une nouvelle lune comme jadis nos ancêtres, mais avec des appellations soumises aux lunaisons politiciennes.

L’instruction civique n’est guère qu’un besoin sécrété par le civisme. Mais le civisme est entré dans une longue phase d’évanescence.

Les mœurs évoluent au rythme des idées qui sont très changeantes. Le droit suit, mais à son rythme quinquennal. La tolérance des mœurs engendre le laxisme juridique. Finalement le civisme et l’instruction civique sont en en opposition de phase.

L’ouverture du monde, l’évolution des sciences et techniques, la propagation des idées, les mouvements de population, la contagion des conflits, appellent des réformes, toujours trop tardives, conduites dans l’urgence, souvent trop partielles.

Force est de constater que nous vivons dans une confusion qui appelle une phase de mise en ordre des esprits et des comportements.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 6-La morale

 

En nos temps d’indiscipline, la morale est une discipline de vie élastique et toute relative. En nos temps d’errances de l’enseignement, la morale est une discipline à programmer. Sans domicile fixe, tantôt elle se loge avec la philosophie, tantôt elle cohabite avec l’instruction civique, tantôt elle est oubliée car on ne sait plus où la mettre, ni qui la doit enseigner.

En nos temps d’intelligence, libertaire et libertine, chacun a sa morale, individuelle et portative, qu’il enseigne volontiers à autrui mais se garde d’appliquer.

En nos temps nihilistes, la Morale n’existe pas et n’est pas enseignable. Et la morale publique est partie à vau-l’eau et à vau-le vent.

Il y aura bientôt zéro virgule huit siècle que j’ai reçu ma première leçon de morale d’un instituteur qui n’était pas un apôtre du laisser aller. Il en avait écrit le texte au tableau noir qui commençait ainsi : « Un jour j’ai jeté une croûte. Mon père est allé la ramasser. » C’était un appel au respect du pain, du travail, des métiers, des champs cultivés. En bref, au respect des hommes.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 5-L'Histoire

 

L’Histoire est sans doute l’un des secteurs du savoir humain les plus foisonnants et suscitent le plus de doutes, de controverses, de renouvellements.

Faut-il s’en étonner ? L’Histoire est un univers en expansion. Omnidirectionnelle, elle est ouverte à tout, dans le temps, en son amont et en son aval par les travaux des historiens, des archéologues, des anthropologues, des généticiens, des géologues…

Rien n’est plus difficile à appréhender que l’histoire. La vie se déroule partout en même temps. Chacun en est un témoin, mais partiel et temporaire. Nul ne peut la percevoir ni la rapporter en son ensemble.

Les historiens ne se fient qu’aux écrits fiables, aux témoins dignes de foi, aux indices matériels dûment avérés. Et c’est déjà là une immense tâche car les obédiences, les intérêts personnels, les doctrines, les faux semblants, les méfiances, les désirs de nuire, se liguent pour travestir les faits, à la source, en amont de l’écriture, et pour s’adonner au révisionnisme en sont aval.

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